INTERVIEW – Rémi TRESGOT : « comment vouloir partir d’un club où l’on se sent si bien ? »


Arrivé en 2013 sur la pointe des pieds en équipe 2, Rémi Tresgot aura très vite trouvé sa place en équipe 1, notamment grâce à son goût de la défense. Avec notre club il aura tout connu : montée en NM2, vainqueur de la Coupe des Landes et finaliste de la dernière édition dans les arènes de Dax. Cette saison Rémi a décidé de ranger les baskets pour des raisons professionnelles et personnelles. Retour sur son expérience au REAL avec celui qui aura porté le maillot ciel et marine pendant 8 saisons…


– Bonjour Rémi, sur les réseaux nous avons appris ton arrêt sportif, peux-tu nous en dire plus sur cette décision ?

Rémi : Salut le REAL, en effet cette année j’ai décidé d’arrêter, ma vie personnelle et professionnelle n’était plus compatible avec le basket. Ma copine professeure de maths à Paris a muté en Gironde, j’ai décidé de la suivre et cela implique mon arrêt du REAL (pour des raisons géographiques bien entendu) mais également l’arrêt de ma profession de soigneur animalier et responsable du refuge de Saint-Paul lès Dax puisque j’ai décidé de me réorienter professionnellement et me lancer dans l’immobilier au sein d’une agence à partir d’octobre sur la région Bordelaise ainsi que dans les Landes et les Pyrénées Atlantiques. J’en profite d’ailleurs pour faire ma publicité, si vous avez un projet immobilier, soit pour une estimation, soit pour une vente ou un achat dans ses régions là, faites appel à moi !

– Est-ce un arrêt définitif ou te reverra t’on jour sur les terrains ?

Rémi : Je ne pense pas que ce soit un arrêt définitif mais cette année je souhaite me concentrer seulement sur mon projet professionnel et ensuite je verrai pour la saison 2021/2022 suivant mes envies et les projets de potentiels clubs.

– Tu as passé 8 années au REAL Chalossais, comment explique-tu cet attachement à notre club ?

Rémi : Quand je suis arrivé dans ce club, j’ai été intégré tellement rapidement que j’avais l’impression de connaître mes coéquipiers, les dirigeants ou les supporters depuis déjà longtemps. Dès la première année, j’étais invité à des anniversaires, des soirées, je dormais chez l’un ou chez l’autre après les soirées d’après-match. Il y a pleins de personnes qui sont devenus de très bons amis. J’étais vraiment épanoui alors comment vouloir partir d’un club où l’on se sent si bien et surtout quand le basket suit, des victoires, des trophées, des ambiances à mettre le frisson, un club ambitieux, tout ce que peux souhaiter un sportif.

–  Tu es arrivé au club en équipe 2 puis devenu un des joueurs majeurs de l’équipe 1, quelle est ton analyse sur cette importante évolution au fil des années ?

Rémi : Le travail, la confiance, le bien-être et le talent j’espère aussi (rires), ce sont les mots qui ont fait mon évolution. Tout est allé très vite car dès ma première année j’ai pu faire quelques matchs en équipe 1 et puis l’année d’après je l’ai rejointe complètement et je ne l’ai plus jamais quittée. J’ai toujours su où était ma place dans l’équipe, j’ai toujours eu la confiance des coachs, du staff et de mes coéquipiers et je les en remercie car cela a joué énormément pour mon évolution.

– Quels sont tes meilleurs souvenirs durant ces huit saisons ?

Rémi : Je vais en retenir que quelques-uns car il y en a beaucoup. Le premier serait le ¼ finale Coupe Sud Ouest contre Seyches en 2013, peut-être le match le plus fou que j’ai eu la chance de jouer. Et la fin est belle car l’on va gagner cette Super Coupe Sud-Ouest par la suite. Ensuite il y a cette Coupe des Landes en 2015, la première et pour le moment la seule du club donc encore plus de fierté d’avoir fait parti de cette équipe. Ce weekend a été fantastique, le match, l’ambiance, la soirée qui a suivi et qui s’est terminée seulement le lendemain. Le partage entre nous les joueurs et les supporters a été un moment très fort. Il y a également la montée en N2 qui était un moment historique pour le club, on avait fait une sacrée saison cette année là où l’on avait fini invaincu à domicile et cerise sur le gâteau on avait disputé les playoffs pour être champion N3 à Digne les Bains. Et enfin la finale de Coupe des Landes 2019 dans les arènes de Dax, plus de 8000 spectateurs, une ambiance hors du commun même si après un match âprement disputé il y a eu la défaite, il y a au moins une chose que tout le monde a pu voir, oui le meilleur public des Landes est bien au REAL. Ensuite il y a les souvenirs hors terrains mais si je dois les énumérer ce n’est pas une interview que je devrais faire mais un livre (rires).

– Ta défense stricte a fait vriller plus d’un adversaire notamment et en attaque tu pouvais être dangereux. Avais-tu une préférence pour l’un ou l’autre de ces aspects du jeu ?

Rémi : Au début, comme tout jeune qui débute, ce que tu préfères et ce que tu veux c’est shooter le plus possible, moi le premier, et puis j’ai rencontré Baptiste Dezès et tout a changé (rires). J’ai toujours pris un énorme plaisir à défendre et encore plus au REAL car c’était parfois devenu une mission sur les joueurs scoreurs adverses et honnêtement je pouvais marquer zéro point et avoir défendu comme un chien jusqu’à écœurer l’adversaire, pour moi c’était comme finir le match à 20 points. Les coachs et le staff avaient confiance en moi pour cette tâche. L’aspect défensif est primordial dans un match et encore plus dans une saison. On est monté en N2 avec la meilleure défense de la poule et non la meilleure attaque, c’est une stat qui est révélatrice de son importance.

– Raconte-nous une ou quelques anecdotes sur des coéquipiers lors d’un déplacement, match, entraînement ou autre ?

Rémi : Oulah par où commencer, je vais raconter le premier contact que j’ai eu avec le REAL, à ce moment là je jouais à Basket Arrigans depuis plusieurs années, on avait déjà joué deux fois cette saison là contre le REAL 2 et un samedi soir à l’Osasuna de Dax, vers 3h du matin, je croise Mouss M’Rica avec qui je discute (on était pas très frais bien évidemment), il me proposait de rejoindre l’équipe 2 du REAL qu’il entraînait. Quelques jours plus tard Francis Crabos m’appelait, désireux d’évoluer et découvrir un autre niveau j’ai accepté et ma belle aventure au REAL a commencé. Il y en a tellement d’autres à raconter, les dimanche matin chez les familles gentilles et si chaleureuses Dezès et Babby après des grosses soirées, la première fête de Poyaller que j’ai faite (je cherche encore le distributeur et j’ai toujours l’oreille percée, rires), les afters dans la cuisine d’Arii, les débriefs de matchs dans les voitures avec Francky, Romain et Alex, l’histoire de la limace (rires) et tellement d’autres à raconter que je ne pourrai pas tous les citer.

– Un dernier mot sur la « Blue Army» et tout les supporters du REAL Chalossais ?

Rémi : Merci pour ces ambiances, merci de nous avoir aidé lors des matchs difficiles, merci de nous avoir aidé à nous enflammer, merci de nous donner tout ces frissons et merci de continuer. Vous êtes extraordinaires, les supporters reflètent souvent leur club preuve que le REAL Chalossais est un grand club. Combien de public peuvent se vanter d’avoir été suivi par une chaîne de sport. Merci pour toutes ces émotions et au delà d’être supporters c’est aussi de la famille, des amis, des personnes qu’on apprécie avec qui on partage ces moments et ça rend la chose encore plus belle.

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